Management à la con . com

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La délicate question de la transparence

17 janvier 2010 par Alex IT

La délicate question de la transparence

Faut-il être transparent sur tout ? Faut-il n’être transparent qu’en ce qui concerne ce qui est technique et garder pour soi ce qui concerne les opinions et les émotions ? Faut-il masquer systématiquement tout ce qui est personnel ou inconnu de ses interlocuteurs et distiller ses vérités selon ses intérêts du moment ? Ou faut-il alors doser à chaque instant son degré de transparence selon les circonstances ?

Quel rapport entre ces questions et le management à la con ?
Et bien parce que la relation de chacun au concept de transparence fait partie du management et que ce sujet est rarement évoqué avec … transparence.

Commençons par quelques vérités sur les conséquences de ces postures. Lire le reste de cet article »

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« il sera toujours temps de panser les plaies après »

26 octobre 2009 par Alex IT

Anecdote : « il sera toujours temps de panser les plaies après ».

Le top manager se préoccupant d’un risque de laisser aller au niveau de la coordination d’un projet très ambitieux, convainc son second de convoquer ensemble le directeur officieusement officiel du projet.
Pourquoi officieusement officiel ? Cela mérite une petite explication. Parce que, comme pour chaque projet de taille conséquente, un chef de projet expérimenté (qui a fait ses preuves) a été désigné. Ce chef de projet est identifié auprès des parties prenantes du projet et il coordonne le projet de manière opérationnelle. Ce chef de projet est épaulé par son manager qui est le directeur du projet désigné officiellement comme tel auprès des parties prenantes.
Le top manager considère en interne, au vue de l’ampleur du projet, que le seul responsable légitime du projet est le manager du chef de projet officiel, c’est-à-dire le directeur de projet officiel vis-à-vis des parties prenantes et qu’il doit reléguer le chef de projet (expérimenté et compétent) à des tâches de suivi et d’assistance. Cette décision provoque évidemment un certain malaise au sein de l’équipe opérationnelle et le chef de projet est écarté de toutes les réunions internes de pilotage du projet. Le top manager interdit que le chef de projet officiel prenne des décisions concernant le projet. Ce dernier n’a même pas le droit de solliciter les collègues intervenant sur le projet. Mais l’étrangeté (pour ne pas dire « management à la con ») ne s’arrête pas là. Pour mettre en valeur le dit projet auprès du grand public, le top manager a désigné officiellement son second comme directeur de projet. Le dit second est donc officiellement nommé auprès du grand public directeur du projet et comme il est d’un naturel zélé il essaie de contribuer au management du projet. Malgré cela, l’autre directeur de projet est conforté dans sa fonction vis-à-vis des parties prenantes.
Il y a donc deux directeurs de projet et deux chefs de projet incarnés par trois personnes. Afin d’appréhender encore mieux cette situation il convient de préciser que, dans cette structure, la distinction entre directeur et chef de projet est très floue, elle n’est spécifiée dans aucun document et dépend de chaque projet.
C’est donc dans ce contexte, embrumé par les fumigènes du top management que le directeur – chef de projet est convoqué pour une leçon de conduite de projet.

Il en ressort, après deux heures de discours ésotérique, quelques préceptes à la con dignes de figurer sur ce blog :
« La conduite de projet, c’est forcément dans la brutalité .»
« Un projet ne se manage pas dans la douceur mais forcément avec violence. »
« Soyez agressif et violent, il sera toujours temps de panser les plaies après. »

Cette dernière formule est intéressante en cela qu’elle contredit en quelques mots à l’essentiel de ce qu’il faut retenir en termes de management par l’écoute et la confiance. Une relation peut se fragiliser en quelques instants alors que la confiance ne se construit que dans la durée.  Les savoirs et savoir-faire sont peu de choses sans le troisième pilier du management : le savoir-être.

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Pratique du croche pattes

6 septembre 2008 par Alex IT

Le croche pattes ne mérite pas le titre de méthode car, bien que parfois subtile, cette activité est à la portée de tous. Elle nécessite peu de préparation et peu de précautions. Avec un peu d’habitude, elle se pratique naturellement et permet de compléter la panoplie de méthodes que nous exposons dans management-a-la-con.com.
Aussi intuitive soit-elle, cette pratique qui fait partie du b.a.ba de tout vicieux comportemental qui ne se respecte pas, nécessite quelques éclairages.

Commençons par exposer le principe même s’il apparaît évident. Il s’agit bien sûr de faire trébucher, au sens figuré, un tiers afin d’en tirer un quelconque intérêt. L’intérêt escomptable reste classique : de faire et voir souffrir, à se mettre en valeur, en passant par l’affaiblissement d’un rival.

Il existe deux types de variantes :
1) Le faire à visage découvert ou tendre un piège anonyme
2) Placer ou non un appât afin d’augmenter la fiabilité du piège

 

Exemple pratique :

Vous avez un petit nouveau dans l’équipe, à qui l’on confie un dossier stratégique, assez facile mais nécessitant une complète compréhension du sujet. Il est important que le dossier soit assez facile car il faut qu’après, tout le monde puisse considérer que l’échec du petit nouveau est inacceptable. Il vous suffit alors d’aller voir le petit nouveau et de lui proposer votre aide en tant qu’expert attentionné. Soit dit en passant, il n’est absolument pas utile de maîtriser quoi que ce soit concernant le dossier confié au nouveau. Il ne reste plus ensuite qu’à conseiller le nouveau en lui donnant un maximum d’indications, les plus précises possibles et avec un maximum d’assurance. – «fais moi confiance, cela n’a aucune importance si tu ne comprends pas pourquoi il faut faire comme cela, tu comprendras plus tard car là je n’ai pas le temps de t’expliquer (je suis un expert très occupé)… ». – La seule difficulté de l’opération consiste à ne pas donner de bons conseils, par erreur. L’idéal, mais ce n’est pas toujours possible, c’est de choisir soit même le dossier confié au nouveau. J’ai vécu – à mes dépends- la version de base et j’ai observé la seconde sur une autre victime. Les deux sont très efficaces.

Bien entendu, comme pour toute activité sportive, il y a quelques contres indications. Tout le monde sait en effet qu’il est plus aisé de faire un croche pattes à un enfant d’un an qu’à un TGV (très grand vigoureux).

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Nom de la pratique : « croche pattes »

Facilité de mise en pratique : * * * *

Intérêt : Très simple à mettre en œuvre elle permet d’atteindre une variété d’objectifs.

Inconvénient : C’est abject.

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